J'ai ensuite accompagné l'État de Jalisco dans une mission consacrée à la maîtrise des outils d'innovation dans l’écosystème de l'intelligence artificielle au Québec et assisté à une entente avec l'Université de Montréal. Je suis ravi que Jalisco en particulier soit devenu l'acteur clé de ce lien.

 Nous sommes dans le décollage d'un projet sans limites. Notre imagination est la limite. La Chambre de commerce canadienne au Mexique s'est engagée dans la même voie et nous avons plusieurs activités prévues au cours du mois prochain (l'IA est au cœur de tout cela).

 Le Mexique fait partie de l'Alliance mondiale pour l'intelligence artificielle (GAIA), une priorité centrale de notre politique étrangère. L'alliance recherche une utilisation responsable de l'IA sous la direction des conseils de l'OCDE. Il faut se réjouir que cette alliance ait distingué deux centres de conseil, l'un à Paris et l'autre à Montréal (tous deux francophones) et que le second réponde à tout ce qui a été réalisé dans cette ville avec le leadership du spécialiste Yashua Bengio.

 Je voudrais également souligner deux domaines dans lesquels cette relation m'a surpris et m'a permis de rêver ce qu'elle nous offrira un jour. Depuis mon arrivée, j'ai rencontré un étudiant mexicain qui se consacre au développement de l'intelligence artificielle pour une meilleure gestion du trafic urbain. Parler avec lui m'a beaucoup enrichi et m'a permis d'en savoir plus sur le processus par lequel C2 Montréal, par example, a avancé vers le concept d'améliorations urbaines que nous connaissons sous le nom de Movin'On. Il y a beaucoup à faire pour le développement de nos jeunes et etudiants dans ce domaine. Ce sera le meilleur fruit de ce lien.

 En outre, je pense donc que de grands secteurs tels que l'alimentation, l'énergie, l'industrie manufacturière, le monde financier et même la gouvernance peuvent trouver un filon d'amélioration dans cette voie.

 Je suis heureux que Sergio Rivadeneyra, Conseiller pour les affaires économiques de notre consulat, ait décidé de promouvoir ces questions et d'autres, pendant la pandémie, sous un optimum qui stipule que "nous devons trouver la normalisation de notre vie d'une manière différente, non pas comme un simple retour à l'état avant l'arrivée de Covid 19, mais comme une humanité plus préparée, plus humaine et plus capable".

 Il est très significatif et positif qu'en cette période de pandémie, avec Sergio nous ayons travaillé intensément sur l'essentiel, le secteur agricole, et le plus avancé aussi : c'est-à-dire tout ce dans quoi nous cherchons que la créativité se répercute dans des améliorations pour une vie plus sûre, plus rentable pour l'inclusion, pour la compréhension, pour la fraternité et pour la solution durable de nos défis.

 C'est là ou l'IA prends sa place.

 Je sus très reconnaissant au ministère de l'Économie, à la Direction de Partenariats canadiens et internationaux en Innovation, à l'État de Jalisco et à la Délégation du Québec au Mexique, particulièrement à Stephanie Allard, mon amie et, je peux dire, " complice " de tous ces efforts de promotion.

 Et c'est avec grand plaisir que je donne maintenant la parole à la déléguée du Québec au Mexique, Stéphanie Allard, une grande diplomate et une grande amie de mon pays qui a toujours fait de projets pour la réussite des liens entre le Mexique et le Québec.